segunda-feira, dezembro 01, 2014

DECLARATION DE BRUXELLES


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ASSOCIATION EUROPEENNE DES ANCIENS PARLEMENTAIRES

DES PAYS MEMBRES DU CONSEIL DE L’EUROPE

 

COLLOQUE de BRUXELLES

13 novembre 2014

 

LES DEFIS DE LA DEMOCRATIE A L’EPOQUE DE LA MONDIALISATION.

COMMENT RENFORCER LES INSTITUTIONS DEMOCRATIQUES ET LA PARTICIPATION DES PEUPLES.

 

DECLARATION DE BRUXELLES


Adoptée par les délégués représentant les membres de l’Association européenne des anciens Parlementaires des Pays membres du Conseil de l’Europe

 

L’Association européenne des anciens parlementaires des pays membres du Conseil de l’Europe:

- remercie l’Association des anciens députés au Parlement européen (AAD) d’accueillir le Colloque dans les locaux du Parlement européen, seule institution de l’Union européenne élue directement par le peuple et instrument majeur du contrôle démocratique de l’Union européenne, et instance de délibération sur la législation communautaire.

- rappelle que son travail est tout à fait conforme à la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies à Paris le 10 décembre 1948, à la Convention européenne des droits de l’homme du Conseil de l’Europe (1950), au Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l’ONU (1966), à la Déclaration universelle sur la démocratie, adoptée par l’Union interparlementaire (UIP) en 1997 ainsi qu’à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

- souligne que le Colloque de Bruxelles est axé en particulier sur le renforcement des institutions démocratiques et sur la participation des citoyens. Les principes de libertés et de respect des droits de l’homme doivent être respectés par les gouvernements.  Ce colloque a pour objectif d’appeler l’attention sur la nécessité d’un tout nouvel équilibre mondial basé sur la démocratie tenant compte des effets de la mondialisation et du développement des pays émergents.

QUELQUES RAPPELS

 

A - UN SOCLE DE VALEURS COMMUNES : BASE DE LA DEMOCRATIE.

- La démocratie est un idéal ainsi qu’un objectif, fondé sur des valeurs fondamentales et communes à tous les peuples de la planète à l’esprit ouvert, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales ou économiques. Elle repose sur des valeurs telles que, l’inviolabilité de la dignité humaine, la liberté, le respect des droits de l’homme la primauté du droit, l’égalité des sexes, la solidarité et la justice sociale, la protection des bases naturelles de la vie, la tolérance, la liberté de croyance, le respect des minorités la diversité culturelle, la paix

La démocratie – le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple - repose sur des principes essentiels : la participation et la responsabilité individuelle des citoyens, ce qui implique l’existence d’institutions représentatives à tous les niveaux de décisions. La démocratie comprend des paramètres sociaux, économiques et culturels qui facilitent le choix politique libre et égal pour tous et la liberté d’expression et des médias sans restrictions..

- Le devenir de la démocratie ne peut être dépendant des situations particulières de chaque pays. Nous constatons que trop souvent confrontée à des interprétations diverses en fonction des traditions, des religions et du régime politique, dans de nombreux pays du monde, la démocratie est loin d’avoir obtenu gain de cause. .

- Dans les conclusions de notre Déclaration de Rome du 30 novembre 2002 sur : « Les valeurs européennes communes qui constituent le pilier de la construction européenne » :

« Les anciens parlementaires demeurent convaincus qu’une Europe unifiée et structurée est en mesure de faire face aux défis de la mondialisation non seulement dans les domaines économique et social, mais aussi politique et juridique. Il faut promouvoir une mondialisation des valeurs démocratiques et une économie de marché sociale et écologique où le développement humain durable et les droits des générations futures constituent le point de référence d’une politique mondiale qui offre une vie digne à tous les êtres humains, tant aux générations actuelles que futures ».

 

B - CERTAINS FONDEMENTS DE LA DEMOCRATIE SONT MIS EN CAUSE PAR LA MONDIALISATION.

La mondialisation remet en cause certains fondements de la démocratie dans sa définition « d’hier » :

- La rapide montée en puissance des nouvelles technologies de communication et d’information et particulièrement d’internet a permis l’accès à l’espace « village planétaire ».

Cependant l’abus et la manipulation sont flagrants dans de nombreux domaines, exemples :la remise en cause de la protection de la vie privée, l’ usurpation d’identité et toutes formes de criminalité numérique. Des transgressions provenant des Etats eux-mêmes peuvent aussi se produire dans ces domaines.

 

- La crise des dettes a eu pour conséquence de mettre en évidence le poids déterminant de l’intervention des institutions financières internationales et des agences de notation qui cristallise le sentiment qu’ont les citoyens d’une ingérence et d’une supervision dans les affaires nationales, voire d’une mise sous tutelle.

A côté des horizons positifs qu’elle ouvre (p.ex. communication accélérée, aide internationale, promotion d’échanges commerciaux…) la mondialisation accroît les contraintes qui pèsent sur les Etats et les groupes d’états dans un contexte où il n’y a pas, à l’échelle internationale les conditions institutionnelles nécessaires à l’exercice de la démocratie.

- Face au manque de transparence et à la complexité  des structures de pouvoir, les citoyens sont désireux de participer aux prises de décisions. Les manifestations et les révoltes récentes ont mis en évidence l’influence de plus en plus grande des réseaux sociaux, la pluralité d’expression des opinions s’exerce dans une plus grande mesure en dehors des institutions représentatives.

 

PROPOSITIONS

 

1. Le rôle des institutions politiques et de leurs représentants est déterminant pour créer et faire vivre un cadre démocratique dans chaque pays, au niveau local, régional, national, mais aussi au niveau interétatique.

Pourtant l’enjeu des élections apparaît aujourd’hui de plus en plus limité, notamment sur les questions économiques et sociales, domaine dans lequel les gouvernants paraissent avoir le moins de marge de manœuvre. L’augmentation du taux d’abstention s’explique pour une large part par ce sentiment d’impuissance. Or le bon fonctionnement de la démocratie exige une participation électorale sinon massive du moins conséquente.

Nous rappelons que l’élément de l’exercice de la démocratie est la tenue à intervalles périodiques d’élections libres et régulières avec la garantie du vote secret permettant l’expression de la volonté populaire. Ces élections doivent se tenir, sur la base du suffrage universel personnel et secret, de telle sorte que tous les électeurs puissent choisir leurs représentants dans des conditions d’égalité, d’ouverture et de transparence. C’est pourquoi les droits civils et politiques sont essentiels, et plus particulièrement, le droit de voter et d’être élu, le droit à la liberté d’expression et de réunion, l’accès à l’information, et le droit de constituer des partis politiques et de mener des activités politiques.

2. Nous proposons de conforter les institutions démocratiques représentatives en les adaptant au nouveau contexte, par exemple en tenant compte de l’émergence des réseaux sociaux venant désormais en concurrence avec les expressions publiques traditionnelles.  Pour garantir que l’idée de la démocratie représentative continue à être appréciée, il faut un système politique qui permette une plus grande participation du public, et lancer une campagne pour promouvoir l’éducation civique. Les médias interactifs disponibles aujourd’hui peuvent fournir une contribution décisive pour moderniser et appuyer la démocratie représentative en augmentant la transparence et en fournissant des canaux pour l’engagement et la participation.  La légitimité d’une communauté démocratique ne peut être affaiblie en autorisant d’acheter la citoyenneté.

Nous proposons d’engager parallèlement des travaux au sein de notre association pour définir les nouveaux instruments à mettre en œuvre en vue d’une application concrète de la démocratie participative incluant les nouvelles techniques de communication.

3. Pour être considéré comme pleinement démocratique, un pouvoir doit être soumis à des systèmes de contrôles.

Nous proposons que soient mis en œuvre à tous les niveaux des conseils consultatifs auprès des administrations publiques encadrés par la législation en matière de transparence afin de prévenir la corruption et l’influence des groupes de pressions quels qu’ils soient.

Nous proposons également que l’organisation, la gestion financière, le financement et l’éthique des partis politiques soient dûment réglementés de façon impartiale pour garantir la régularité des processus démocratiques comme le rappelle l’Union interparlementaire dans sa Déclaration universelle sur la démocratie du 16 septembre 1997, et que les droits à accéder aux informations sur les activités des élus soient reconnus.

4. Le droit d’initiative citoyenne a été reconnu sur le plan européen par le Traité de Lisbonne en permettant à un million de citoyens de soumettre une proposition d’acte juridique européen nécessaire aux fins d’application des Traités, mais la Commission garde la faculté de statuer sur l’opportunité de donner suite à cette initiative. Le Parlement Européen ne peut éluder en aucun cas son rôle historique moteur dans le processus de construction de l’Europe. Il demeure le lieu populaire à l’échelle de l’Union européenne.

Aussi nous proposons que le Parlement européen facilite une relance de l’initiative citoyenne prévue par le Traité de Lisbonne et engage une réforme de l’initiative citoyenne.

5. Le Parlement européen devrait aussi être renforcé en créant le poste de représentant indépendant de l’UE pour les droits fondamentaux, à élire par le Parlement européen.

6.  Il est également important pour l’architecture démocratique européenne que les pouvoirs de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe soient renforcés en accordant le droit à l’Assemblée de nommer les candidats pour l’élection du Secrétaire général du Conseil de l’Europe et des juges de la Cour européenne des droits de l’homme, et en la dotant de droits consultatifs et décisionnels supplémentaires en ce qui concerne son budget.

7. Un des défis à relever par les parlements est d’arriver à un bon équilibre entre la liberté et les droits individuels pour réglementer l’utilisation de données, la nécessité de protéger la dignité, la vie privée et la réputation des autres et de la communauté et d’assurer leur sécurité.

8. Nous proposons que les décisions majeures qui concernent la population soient prises après consultation et non par des organismes non élus sur lesquels, et c’est le plus préoccupant les citoyens pensent que leurs gouvernants eux-mêmes n’ont plus de prise. L’expertise citoyenne doit pouvoir s’exercer pleinement notamment par la garantie d’accès à une information préalable objective en particulier sur les projets publics. Ces consultations représentent une offre essentielle de démocratie participative. Ces décisions peuvent concerner par exemple l’infrastructure dans les pays respectifs.

9. La connaissance citoyenne des décisions est un élément essentiel de la vie démocratique. Cela suppose une information impartiale, complète et contradictoire.

Nous proposons que la participation des citoyens à la vie publique, et en particulier leurs droits à l’éducation et à la connaissance soient reconnus et leur mise en pratique favorisée ; par exemple : certaines mesures pourraient être prises comme la publication des débats du Conseil de l’Union européenne quand il délibère d’actes législatifs comme le fait le Parlement européen.

10. Une extension raisonnée de la pratique participative à tous les niveaux ne va pas à l’encontre de la démocratie représentative. Toutefois nous réaffirmons que le Parlement constitue le cœur politique de la démocratie (comme stipulé dans notre Déclaration de Malte du 2 novembre 2012). Les Parlements doivent dès lors renforcer ou réaffirmer leur position en tant que forum central pour le débat public et politique, et accomplir ses autres fonctions essentielles avec efficacité et responsabilité – tels que le travail législatif, l’adoption du budget, le contrôle de l’action gouvernementale, le rôle en matière de pouvoir électif, et sa participation à la politique étrangère et de sécurité.

11. La mondialisation de la démocratie doit s’imposer à la mondialisation de l’économie

Si l’on veut accroître la capacité des citoyens à exercer un certain pouvoir sur des phénomènes qui se développent dans l’espace global sans qu’ils y soient associés, il est nécessaire de mettre en place de nouveaux modes d’organisation politique au niveau international et de prendre en compte les exigences nouvelles de la société pour davantage de démocratie, de transparence et de régularité des marchés financiers. En tout cas l’Europe doit en priorité retrouver sa compétitivité au niveau mondial.

Enfin, nous proposons que les Etats soutiennent la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies par exemple qui supervise les grandes institutions financières FMI, Banque mondiale afin de favoriser les progrès de la gouvernance mondiale dans une voie démocratique. Le rôle de l’OMC devrait consister en un suivi clair et transparent. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe devrait contrôler également la Banque européenne d’investissement (BEI) comme le fait le Parlement européen.

12. La dette des pays avancés ayant atteint des niveaux sans précédent, son impact sur la croissance est aujourd’hui plus incertain qu’auparavant et réagit donc sur l’équilibre démocratique des pays concernés ainsi que sur l’ensemble des pays du monde.

 

 

segunda-feira, setembro 02, 2013

Conclusões da palestra - A Inovação aprende-se?



Palestra - “ A inovação , aprende-se?”

                      
                                                       Palestrante- Professora Doutora  Elvira Fortunato



Conclusões

A Inovação  ensina-se, estimula-se e trabalha-se.
Sublinhar a importância do primeiro ciclo como primeiro contacto com o Conhecimento e por que não desde o jardim de infância;

Tornar a carreira académica competitiva, premiando o mérito, sugerindo-se alteração da lei vigente;
Combater a falta de visão das empresas portuguesas em relação à Inovação e à falta de visão estratégica;
Integrar equipas com formações académicas diversas e de diferentes nacionalidades é uma mais valia para o sucesso de qualquer projecto;

Criar autonomia financeira aliviando tanto quanto possível o orçamento de estado é uma boa prática;
Valorizar o que temos de bom e o que de excelente qualidade se faz em Portugal;
Alinhar a estratégica científica com a estratégia política tendo em vista os resultados, orientando a investigação para uma relação íntima entre as empresas e as Universidades;

As crises potenciam soluções.

     

quarta-feira, julho 24, 2013

Declaração final de Malta - AEAP

ASSOCIATION EUROPEENNE DES ANCIENS PARLEMENTAIRES DES PAYS MEMBRES DU CONSEIL DE L’EUROPE
COLLOQUE de Malte

SOUTIEN AUX PROCESSUS DE TRANSITION DEMOCRATIQUE DANS LE SUD DE LA MEDITERRANEE ET AU MOYEN ORIENT
DECLARATION DE MALTE

Adoptée à l'unanimité par les délégués représentant les membres de l’Association européenne des anciens Parlementaires des Pays membres du Conseil de l’Europe

I. INTRODUCTION
1. Nous, anciens parlementaires appartenant aux associations membres de l’Association européenne, saluons et soutenons pleinement l’émergence de nouvelles démocraties et le processus de transition démocratique dans des pays du sud du bassin méditerranéen et du Moyen Orient, qui peuvent conduire à une nouvelle ère de liberté, de prospérité, de justice et de paix.
2. Nous soulignons l’importance du message du Secrétaire général des Nations Unies en 2011, à l’occasion de la Journée Internationale de la Démocratie le 15 septembre : « Des millions d’êtres humains ont participé aux événements hors du commun qui se sont déroulés au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et ailleurs. Leur attitude a confirmé que la démocratie est un modèle universel. Cette année a également permis de se rappeler que la démocratie ne saurait être exportée ou imposée de l’extérieur : elle doit trouver son origine dans la volonté du peuple et ses forces vives dans une société civile active et forte. Ce sont avant tout les jeunes qui ont transmis ce message. Ils ont été les champions de l’idéal démocratique et il leur faut maintenant franchir les obstacles pour réaliser le potentiel de la transition qu’ils ont contribué à provoquer. »
3. La région dont question dans la présente Déclaration est envisagée dans une perspective générale, ce qui évite de procéder à une analyse spécifique de certains pays. Le « Printemps arabe » est un moment de changement historique, offrant l’occasion de reforger la région méditerranéenne sur la base de valeurs fondamentales communes mais ne reposant en aucun cas sur des fondements idéologiques ou religieux. Ce processus peut être décrit comme un événement inattendu mais positif, qui s’est développé assez rapidement, avec effet domino sur les pays qui sont soumis à des régimes d’oppression similaires et au mécontentement social, économique et éducatif.
4. Quoique le « Printemps arabe » se soit produit dans certains pays du sud de la Méditerranée et du Moyen Orient, il faut souligner néanmoins que les pays de ces régions ne constituent pas un groupe homogène, mais sont intrinsèquement divers, tant entre eux qu’au sein même des pays et dans une moindre mesure également au niveau sub-régional.
5. Le but de la présente Déclaration est d’analyser et d’interpréter les événements dans les pays du sud de la Méditerranée et du Moyen Orient, qui sont le résultat du « Printemps arabe » et de formuler quelques propositions.
II. RECIT
6. Certains politiciens et commentateurs politiques qui se sont demandé si les exigences à l’origine du « Printemps arabe » seront rencontrées par les parties qui doivent à présent créer de « nouveaux » états, parlent des révolutions comme une « illusion ». D’autres stipulent souvent que les pays arabes de la région peuvent être comparés à l’Europe telle qu’elle était dans le passé. D’après eux, il faut leur laisser le temps de se développer de façon démocratique. Après tout, il a fallu beaucoup de temps à la plupart des pays européens pour mettre en place leur système démocratique, certains d’entre eux venant seulement d’y parvenir tandis que d’autres accusent toujours un certain retard.
7. Les forces motrices des événements dramatiques n’étaient pas, à l’origine, que de simples demandes de liberté politique, mais aussi la frustration des peuples face au chômage, à la stagnation économique et à la pauvreté, à la corruption croissante ainsi qu’aux gouvernements paternalistes, arbitraires et aux élites autoritaires. L’auto-immolation du vendeur de fruits tunisien Muhammad Bouazizi le 17 décembre 2010 en est un exemple. Une autre raison majeure est le taux de chômage élevé parmi les jeunes, qui ne cesse d’augmenter à cause de la croissance rapide de la population.
8. Le « Printemps arabe » est constitué d’une série de protestations, de révoltes et de révolutions dans le monde arabe, qui a débuté en Tunisie en décembre
2010/janvier 2011, touchant des pays en Afrique du Nord et au Moyen Orient et dirigé contre des régimes autoritaires, des dictatures et les structures politiques et sociales de ces pays.
9. Cette soif de changement accompagnée du fait qu’une partie de la classe moyenne urbaine, des intellectuels et une partie de la classe ouvrière se sont unis aux pauvres, ainsi que le rôle de la technologie et des médias sociaux, ont tous contribué à l’allure dynamique du changement. La participation active et publiquement visible des femmes était particulièrement remarquable.
10. Les protestations ont été et sont toujours soutenues par un large mouvement appartenant à diverses couches sociales et des sympathisants de différentes orientations politiques et religieuses : gauchistes et bourgeois, laïques et religieux -musulmans et chrétiens – allant de libéraux et modérés aux fondamentalistes orthodoxes. Beaucoup de croyants veulent vivre leur propre vie et se développer individuellement, libres de dogmes religieux et de toute tutelle. Les éléments prépondérants des protestations étaient des principes moraux et éthiques et avant tout une soif de justice, de liberté, de dignité, de tolérance et de respect.
11. Nous devons nous garder de jugements et de comparaisons rapides. La pensée islamique joue un rôle important dans les pays du sud de la Méditerranée et au Moyen Orient et s’est développée sans aucun doute au cours des décennies écoulées. Ceci peut également être interprété comme un retour aux - ou la recherche de - traditions propres. Par ailleurs, les différences religieuses et ethniques se chevauchent dans beaucoup de pays. Elles sont en partie basées sur des structures traditionnelles et en partie instrumentalisées par les dirigeants politiques et religieux.
12. Nous devons également être conscients de ne pas placer sur un pied d’égalité la pensée islamique d’un côté et l’approche politique islamique pouvant mener à l’oppression religieuse de l’autre. Nous devons réaliser qu’il n’y a pas qu’une seule voie vers une démocratie nouvelle, les pays du Sud de la Méditerranée et du Moyen Orient ayant des origines politiques, historiques, sociales et culturelles différentes.
13. Les conflits subsistant encore dans la région ne peuvent être une excuse pour retarder le processus de transition vers la démocratie. Toutefois, la solution de ces conflits faciliterait la pacification durable et la stabilité au sein des pays du Sud de la Méditerranée et du Moyen Orient. La reconnaissance d'Israël par tous les pays de la région qui ne l'ont pas encore reconnu en tant qu'état indépendant et souverain serait un pas important en avant. Une solution juste, durable et globale du conflit Israélo-arabe et l'établissement d'un Etat palestinien indépendant, souverain et viable pour vivre en paix et en sécurité avec l'Etat d'Israël, conformément aux résolutions de l'ONU concernées, serait aussi un pas important en avant. Quant aux Israéliens et Palestiniens, Israël devrait – en premier lieu –
arrêter l’implantation de nouvelles colonies en Cisjordanie et permettre la libre circulation dans les territoires palestiniens. Hamas devrait indubitablement reconnaître le droit d’existence d’Israël.
14. La progression, la dynamique et l’intensité des protestations variaient d’un pays à un autre. Un slogan répandu était « Le peuple veut abolir le régime ». Toutefois, les protestataires n’ont pas tous la même idée de l’état et de la société futurs. Certains des anciens régimes ont été balayés créant un vide tandis que d’autres ont paré les protestations en faisant prudemment des concessions et en octroyant des moyens financiers complémentaires ou au contraire par la force brutale et la répression.
15. Nous constatons que les gouvernements des pays du Sud de la Méditerranée et du Moyen Orient n'ont pas assez mis à profit les immenses ressources pétrolières pour engendrer le progrès économique et social. Elle reconnaît également, avec le recul, qu’une part de la responsabilité pour la mauvaise gouvernance dans le passé revient à l’Europe et aux Etats-Unis. Leur approche reflétait les intérêts économiques et géopolitiques dans cette partie du globe, c’est-à-dire le pétrole, la protection des compagnies commerciales et le commerce des armes, ou par des raisons géopolitiques, plus particulièrement dans le cadre de la Guerre Froide et l’élargissement de leurs zones d’influence. Tout ceci se faisait au détriment des normes et valeurs qu’ils prônaient, et sans se poser de questions au sujet de la démocratie ou le respect des droits de l’homme
16. La coopération et le partenariat entre l’Europe et la rive sud de la Méditerranée et le Moyen Orient doivent se faire sur un pied d’égalité et être au service de chacune des parties concernées dans un intérêt mutuel.
17. Le Processus de Barcelone aussi, initié par l’UE, n’a pas répondu aux attentes qu’il s’était engagé à engendrer : partenariats dans le domaine de la démocratie et la paix, de l’économie et du commerce ainsi que des partenariats au niveau culturel, social et humain. L’Union de la Méditerranée créée en 2008 s’est concentrée sur l’intérêt européen, c’est-à-dire la sécurité, l’économie et la protection contre l’immigration de pays africains, négligeant les besoins économiques, sociaux et politiques des pays arabes du partenariat.
III. LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME
18. Tous les pays de la Méditerranée et du Moyen Orient sont membres des Nations Unies et reconnaissent donc que les droits de l’homme sont universels. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme fait partie de la législation internationale, qui engage tous les états. Malheureusement les violations des droits de l’homme sont assez fréquentes. Certains dirigeants islamiques
orthodoxes conservateurs mettent même en doute la validité de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qu’ils jugent contraire à la Charia.
19. L’importance de la Charia est significative, les partis politiques islamiques ont la cote, bien que certains, modérés, disent qu’ils n’acceptent la Charia que pour les affaires de famille. Mais la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg a établi pour les pays membres du Conseil de l’Europe que la Charia est incompatible avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils sont énoncés dans la Convention européenne des droits de l’homme.
20. La situation des groupes et minorités ethniques et religieux, aboutissant parfois en des hostilités à peine voilées, est préoccupante. Les manifestants ont demandé la dignité, la liberté et l’égalité, c’est pourquoi la révolution en Afrique du Nord était aussi appelée la « Révolution de la Dignité ». Cet esprit requiert un véritable dialogue social en profondeur.
21. La situation des femmes dans la vie publique, politique et familiale est souvent préoccupante. Bien qu’un processus visant à réécrire les constitutions soit mis en route, les commentaires publics sur la situation future des femmes ne sont guère encourageants dans certains pays.
22. Nous, anciens parlementaires, espérons que le résultat des révolutions arabes soit positif et demandent un soutien pertinent des processus de transition démocratiques. Dans le but d’un intérêt et d’un profit mutuels, l’Europe est sollicitée à contribuer à une transition pacifique vers la démocratie, eu égard à la Résolution 1831 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe du 4 octobre 2011. Cette résolution a aussi appelé au respect, à la protection et l’accomplissement des droits de l’homme et à la prospérité dans la région, à aider à atténuer les problèmes sociaux, économiques et écologiques et à prévenir l’émergence de régimes militaires ou théocratiques voire le chaos.
IV. LA VOIE VERS LA DEMOCRATIE PARLEMENTAIRE
23. De nos jours, la démocratie est une valeur universelle, comme le démontrent les documents des Nations Unies et plus particulièrement la Déclaration Universelle sur la Démocratie, adoptée par l’Union interparlementaire (UIP) en 1997. Selon la déclaration de l’UIP, la démocratie est fondée sur le droit de chacun de participer à la gestion des affaires publiques et présuppose un véritable partenariat entre hommes et femmes. Bien qu’il y ait plusieurs formes de démocratie, ses éléments-clé sont la participation du peuple, des élections libres et régulières, l’état de droit et des institutions judiciaires indépendantes, le respect des droits de l’homme, l’existence d’une société civile active et d’institutions démocratiques, représentatives et efficaces (parlements) mais aussi des institutions et administrations au niveau local et régional. Le Parlement constitue le coeur politique de la démocratie.
24. Les parlements démocratiques reflètent des sociétés démocratiques. Les six rôles et fonctions essentiels des parlements, l’ « hexagone parlementaire » sont : faire des lois, y compris les réformes constitutionnelles (pouvoir législatif) décider du budget et des taxes (pouvoir du portefeuille) demander au gouvernement de rendre des comptes et contrôler l'action de l’exécutif (pouvoir de contrôle parlementaire) représenter le public démocratique (pouvoir de représentation et de discours) dans le cas de démocraties parlementaires élire l’exécutif (pouvoir électoral) influencer la politique étrangère et les relations internationales (pouvoir de déclarer la guerre et de ratifier les traités, pouvoir de médiation entre le public et les organisations et institutions internationales).
25. Les parlements sont plus ou moins forts dans ces différents rôles. Dans nombre de pays, les parlements sont aux mains d’appareils gouvernementaux puissants et dominés par l’exécutif. Le corps législatif joue par exemple souvent un rôle limité dans l’élaboration des politiques, les budgets étant dans beaucoup de parlements uniquement discutés à leur stade final. Ce sont souvent simplement la capacité technique et l'équipement requis, l'espace de bureau et l'accès à l'information qui font défaut à ces assemblées. La décentralisation démocratique exige plus que la décentralisation et la délégation de pouvoirs. Elle requiert également une large participation de personnes souvent marginalisées, comme les femmes, les minorités religieuses et toutes autres minorités et les pauvres. La responsabilité des fonctionnaires au niveau local est d’une importance croissante pour leur légitimité.
26. Les déficiences ainsi décrites existent dans les pays du bassin méditerranéen et au Moyen Orient. La population ne se sent pas concernée par la vie politique et se sent souvent victime de la corruption et de mauvais traitements. Dans la plupart des pays de la région, il n'y a pas d'homogénéité ethnique ou religieuse. Dans certains d'entre eux, il y a même une hostilité non dissimulée entre chiites et sunnites.
V. PROPOSITIONS
Nous, anciens parlementaires, soulignons et proposons :
27. que surmonter la situation économique désastreuse au Sud de la Méditerranée et au Moyen Orient est d'une extrême importance pour le réveil démocratique dans la région. La démocratie ne signifie rien sans nourriture, sécurité, emploi. L’éducation pour tous ainsi que la formation professionnelle et universitaire sont
des éléments-clé pour l’individu et pour le développement socio-économique, politique et durable d’un pays. Nous plaidons pour que nos pays soutiennent de façon adéquate les efforts fournis dans la région en faveur de la démocratie et d’une amélioration générale des conditions de vie y compris la lutte contre le chômage (des jeunes) et la corruption – sans paternalisme ou attitude condescendante. Les droits des enfants doivent être respectés.
28. que le droit des populations dans les pays concernés de choisir eux-mêmes librement et démocratiquement leur forme de gouvernement est incontesté. Des orientations décisives – et pas uniquement dans les pays de la région – peuvent être données par : la Charte des Nations Unies en particulier, la Déclaration Universelle des droits de l’homme, diverses conventions des Nations Unies sur les droits de l’homme, les droits des minorités et les groupes religieux ou ethniques, la Déclaration Universelle de l’UIP sur la Démocratie ainsi que les objectifs du Millénaire pour le Développement et la Déclaration du Millénaire où les Chefs d’état et de gouvernement, réunis au Sommet du Millénaire en septembre 2000, se sont engagés à ne ménager aucun effort pour promouvoir la démocratie et renforcer l’état de droit, et le respect de tous les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, y compris le droit au développement.
29. qu’il n’existe pas de plan pour les processus de transition démocratique à succès. On pourrait tirer des leçons de l’expérience fournie par les divers processus de transition en Europe centrale et orientale. Toutefois, certains éléments-clé pour un processus de transition démocratique peuvent être identifiés : la primauté du droit, le renforcement des droits de l’homme, l’établissement et le renforcement d’institutions démocratiques efficaces et responsables dont les parlements sont la pièce maîtresse (voir « hexagone parlementaire ») , la bonne gouvernance, des organisations de la société civile, des médias et des institutions judiciaires indépendants, le contrôle démocratique des forces de sécurité et l’intégration de la force militaire dans des structures civiles. Dans les pays en transition, beaucoup de groupes et d’acteurs politiques et sociaux prônent le pluralisme, les valeurs démocratiques, la modernisation et la modération. S’ils souhaitent une aide extérieure, le monde extérieur devrait être disposé à fournir un appui généreux.
30. que l’Europe doit faire de son mieux pour combler le vide entre les paroles et les actes (voir l’Union pour la Méditerranée) et promouvoir les processus de transition démocratique dans la région tout en respectant la responsabilité et l’auto-détermination des populations et des pays concernés. L’aide de l’Europe à ces pays devrait se faire dans un esprit de partenariat afin de rencontrer tout d’abord les souhaits et attentes des pays concernés. Le défi aujourd’hui est de fournir un assistance telle que le potentiel des populations et des états est pleinement utilisé.
31. que la Commission européenne pour la démocratie par le droit (‘Commission de Venise’ du Conseil de l’Europe comptant 58 membres à part entière, y compris l’Algérie, Israël, le Maroc et la Tunisie) avec ses possibilités de conseils et
d’experts, pourrait recevoir un mandat officiel pour soutenir tous les pays de la région dans la rédaction ou la modification de constitutions – constitutions respectant les droits de l’homme, l’état de droit et les principes de bonne gouvernance.
32. qu’un meilleur usage devrait être fait des parlements nationaux, de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, du Parlement européen, de l’UIP, de l’Assemblée parlementaire – Union pour la Méditerranée (anciennement Assemblée parlementaire Euro-méditerranéenne), l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée et l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, mais aussi du Centre européen pour la Recherche et la Documentation parlementaire (CERDP), afin d’encourager la coopération avec les pays de la région et la Ligue arabe en ce qui concerne la démocratisation, le renforcement des parlements dans l’esprit de l’ « hexagone parlementaire » et les droits de l’homme.
33. qu’on pourrait également faire appel à des organisations et institutions appuyant le pluralisme politique et les processus de transition démocratique, les médias indépendants et les sociétés civiles démocratiques, comme des fondations politiques ou le Fonds européen pour la Démocratie (créé par l’UE en réponse au « printemps arabe ») et des cellules de réflexion sur la région.
34. qu’il faudrait consacrer une attention toute particulière à la situation précaire des femmes, qui n’est pas conforme aux objectifs et normes internationaux. L’objectif du Millénaire pour le développement n° 3 est également très important pour la région : « promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ». La coopération au développement de la part des pays, institutions et ONG européens devrait contribuer à atteindre cet objectif. Nous demandons aux pays de la région d’augmenter la participation des filles et des femmes à tous les niveaux d’éducation, de promouvoir – aussi au niveau dirigeant – la représentation des femmes dans les parlements et les organes élus et leur participation à la vie économique, d’adapter la législation locale en matière de famille et de statut personnel aux normes internationales en matière de droits de l’homme et de créer un réseau légal afin de prévenir et de poursuivre en justice toute forme de violence envers les femmes. Les processus de transition démocratique ne peuvent porter des fruits que si l’égalité des sexes est la pierre angulaire des fondements législatifs et constitutionnels des nouvelles institutions et si les femmes sont associées pleinement à leur construction et à leur renforcement.
35. que des initiatives importantes comme le « Partenariat de Deauville » lancé au Sommet des G8 en 2011 ou le Partenariat pour la Démocratie et la Prospérité partagée avec les pays du sud de la Méditerranée (UE 2011) devrait avoir l’appui total du Conseil de l’Europe et des Etats membres de l’UE afin d’aider les pays du sud de la Méditerranée et du Moyen Orient dans leur transition vers des sociétés et institutions libres et démocratiques avec des gouvernements transparents et responsables. C’est un objectif pertinent que d’aider à créer les conditions positives pour un développement socialement juste permettant une vie dans la
dignité, et pour une croissance durable et inclusive, le développement du secteur privé et de petites et moyennes entreprises pour favoriser la création d’emploi.
36. qu’en ce qui concerne les activités de coopération au développement et le soutien aux processus de transition, les états européens, l’UE et le Conseil de l’Europe pourraient promouvoir des domaines qui sont pertinents pour la transition démocratique et taillés sur mesure selon les besoins spécifiques des pays : renforcement du parlement, de l’exécutif et du judiciaire ; la bonne gouvernance et l’état de droit, la liberté des médias et la liberté d’opinion ; la promotion et le renforcement de la société civile, des syndicats et ONG libres; le contrôle démocratique des forces de sécurité ; la promotion de l’éducation à tous les niveaux – le renforcement des capacités des fonctionnaires ; la promotion et la transformation de l’économie basée sur les principes sociaux et écologiques de l’économie de marché ; la réduction et l’adaptation des changements climatiques ; la coopération régionale.
37. que les parlementaires actifs et les parlements respectifs des Etats membres du Conseil de l’Europe ainsi que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et le Parlement européen soient invités à défendre l’application de ces propositions et le financement adéquat d’anciens et de nouveaux programmes et instruments favorisant les processus de transition démocratique y compris la tolérance religieuse dans des pays du sud de la Méditerranée et du Moyen Orient.
38. que le processus euro méditerranéen de Barcelone initié par l’Union européenne soit réactivé car il n’a pas répondu aux attentes qu’il s’était engagé à satisfaire principalement dans les domaines de la démocratie, de la paix et de l’économie. L’Association des anciens parlementaires des Pays Membres du Conseil de l’Europe appuie également l’idée d’une relance de l’Union pour la Méditerranée, projet ralenti par les événements politiques intervenus dans le monde arabe mais rendu plus nécessaire que jamais pour aider à reconstruire la région sur la base d’un partenariat équitable.
39. que les anciens parlementaires des parlements respectifs des pays membres du Conseil de l’Europe ainsi que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et le Parlement européen contribuent à établir une nouvelle collaboration entre l’Europe et le monde arabe dans un esprit de partenariat. Il y a un nombre important d’anciens parlementaires chevronnés permettant de mettre sur pied un forum permanent, axé plus particulièrement sur le renforcement des capacités politiques des hommes et des femmes dans les rencontres, séminaires et ateliers parlementaires.
40. que nous réalisons qu’il ne peut y avoir de sécurité en Europe sans sécurité dans la région de la Méditerranée. La démocratie dans le monde arabe devrait devenir un facteur solide pour la paix et la sécurité dans la région et en Europe, ainsi que dans le monde entier.

terça-feira, junho 04, 2013

Resumo e conclusões Fórum " As redes Sociais numa Democracia Liberal "



              
   Assunto: As Redes Sociais numa Democracia Liberal
                                             Orador: José Manuel Fernandes


“As redes sociais têm um papel cada vez mais central na nosso quotidiano, porque os utilizadores, passaram a usufruir de um espaço de opinião, influência e disseminação de mensagens incomparável na história da humanidade”
                                                                         José Manuel Fernandes



Após alguma reflexão e respondidas as perguntas destacam-se as seguintes conclusões:
- há um maior escrutínio, porque há mais vigilantes ( 4 milhões  em Portugal)
- existem mecanismos de auto-regulação que foram melhorados ao longo do tempo;
- constata-se alguma reserva em relação à elaboração de um quadro legislativo para as redes sociais, uma vez que  a sua natureza é volátil e por isso mesmo difícil de fixar em lei;
contra os perigos da receptividade nas novas gerações e dos incautos das falsas mensagens - HOAX - deturpações e manipulações de informação deveria ser criado um Provedor da Internet para denunciar e manter um banco de dados sobre essas falsidades e ainda  para proporcionar um  combate  à info- exclusão e à desigualdade de acesso eliminando os riscos de isolamento social dos mais idosos
- as redes socias são ferramentas poderosas que podem atentar contra o bom nome do cidadão, invadindo a sua privacidade ;


                                  

quinta-feira, maio 16, 2013

EUROPEAN ASSOCIATION OF FORMER MEMBERS OF PARLIAMENT OF THE MEMBER STATES OF THE COUNCIL OF EUROPE APPEAL TO STOP VIOLENCE IN SYRIA AND TO WORK FOR A POLITICAL SOLUTION

EUROPEAN ASSOCIATION OF FORMER MEMBERS OF PARLIAMENT OF
THE MEMBER STATES OF THE COUNCIL OF EUROPE
APPEAL TO STOP VIOLENCE IN SYRIA AND TO WORK FOR A POLITICAL SOLUTION


Approved unanimously by the members of the colloquy, La Valetta, Malta, 2nd November 2012.
Regretting the escalation of the conflict in Syria into a real civil war and deploring the continuous acts of violence, the many human casualties and the worsening humanitarian situation, the European Association FP-AP appeals : To all parties concerned to stop immediately all military activities, violence and human rights violations and to strive for a lasting peace in Syria and to work for a political solution and to deploy every effort necessary for the formation of a transitional government in Syria that leads the country to a democratic and pluralistic political regime; To the regime and the opposition in Syria as well as to the international community to give full support to the UN-resolutions and programs and the efforts of Mr Lakhdar Brahimi, the UN and Arab league appointed mediator for Syria; To the European Union, the Council of Europe and its member States to do all they can to help overcome the serious humanitarian situation and to contribute to peace and a democratic transition in Syria by peaceful means.